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Cap-Vert !

Bonjour, je (STAN) vous écris ce journal de bord du Cap-Vert à quelques heures de notre départ pour la transatlantique Cap-Vert -> Grenadine.


Tout d’abord, je vous invite à vous rendre sur notre page POLARSTEP pour voir plus de photos de notre parcours sur le lien suivant : https://www.polarsteps.com/sillageatlantique 


On est aussi sur Instagram pour avoir de nos nouvelles régulièrement : @sillage_atlantique


Le lundi 20 novembre, nous sommes partis des Canaries en direction des îles du Cap-Vert sous un ciel très nuageux. A bord, chacun a vécu cette journée de son côté, nous n’étions plus vraiment habitués à un temps comme celui-ci (semblable à un dimanche au coin de la cheminée en France).



Les jours suivants étaient ensoleillés comme à notre habitude, et l’ambiance à bord s’en ressent immédiatement ! Certains lisent, d’autres profitent de ces top conditions pour prendre la barre. On utilise souvent le pilote automatique pendant la journée grâce au soleil qui permet de recharger les batteries. A l’inverse pendant la nuit on barre autant que possible pour économiser notre consommation d’énergie : les panneaux solaires ne suffisent pas toujours à recharger suffisamment les batteries, le soleil étant souvent masqué par les voiles. Cela nous contraint alors à allumer le moteur 1-2h dans la journée, mais ce n’est pas vraiment le même plaisir de la pleine mer...

 

Pour cette traversée nous avons eu des conditions idéales, entre 15 et 20 nœuds en vent arrière. A cette allure le bateau avance bien, chaque jour au lever du soleil, on profitait du changement de quart pour hisser le spi, que l’on affalait seulement le soir venu. On avançait à 7 nœuds en moyenne, ce qui nous a permis de faire 900 miles en 6 jours.

 

Notre rythme de quart :

00h – 2h : Stan

2h – 4h : Martin

4h – 6h : Franchi

6h – 8h : Clément

8h – 10h : Stan

10h – 12h : Martin

12h – 14h : Franchi

14h – 16h : Clément

16h – 18h : Stan

18h – 20h : Martin

20h – 22h : Franchi

22h – 00h : Clément

 

Il faut savoir qu’à bord il y a 2 équipes, la team bouffe, Clément et Franchi, et la team vaisselle Martin et Stan.


Lors d’une traversée comme celle-ci, le matin nous avons chacun un rythme un peu décalé avec nos quarts de nuit. Chaque matin, Martin ou moi faisons la vaisselle du dîner de la veille. Suivi d’un petit déjeuner pour ceux qui ne dorment pas, la plupart du temps on se raconte nos quarts de nuit qui peuvent être très différents d’une personne à l’autre alors qu’il n’y a souvent que quelques minutes ou heures d’intervalle.


Arrive l’heure où la team bouffe prend un peu de temps pour préparer de supers repas…mais ils utilisent toujours trop de vaisselles ! 2 planches à découper alors qu’une aurait suffi, 2 spatules, 3 couteaux, une cuillère, … Martin est bien d’accord avec moi, on voit qui fait la vaisselle ou qui ne fait PAS la vaisselle.

 

L’après-midi, on range le bateau, on lit, on écoute de la musique, on écrit, on prend des photos pour vous partager ce que l’on vit, on se concentre contre le mal de mer selon les conditions, on pêche, on réfléchit, on fait la vaisselle…

 

Oui, la vaisselle est très (trop) présente dans nos (mes) journées.



Souvent vers 18h on fait des jeux de société tous ensemble devant le coucher du soleil, ensuite on dîne, et on ne se couche pas trop tard pour être en forme la nuit ; ou bien on ne se couche pas avant son quart de nuit, chacun sa stratégie.

 



La traversée s’est bien passée, la houle nous a permis de faire de grands surfs, on peut accélérer de 1 à 3 nœuds selon les vagues.




Les 4 derniers jours, on a été escortés par des centaines de poissons volants jours et nuits. 1 poulpe et 5 de ces poissons se sont posés sur notre bateau, Franchi en a pris un dans la tête, et il a glissé sur un autre qui était tombé dans le cockpit.

On ne sait pas très bien comment fonctionnent ces poissons, mais vu de l’extérieur, on a l’impression qu’une fois en vol ils ne contrôlent pas du tout leurs trajectoires. Une nuit j’en ai entendu une dizaine se prendre la coque de notre bateau.

 




Arrivés au Cap-Vert, nous sommes d’abord allé sur l'île de Boa Vista dans une baie paradisiaque, eau turquoise, 6 mètres de fond au maximum, l’endroit parfait pour faire du kite, wing, surf, et dormir 12h après notre traversée. 

On a pu faire un grand tour en pick up sur l'île, voilà quelques paysages :

 



2 jours plus tard, on s’est rendu à Santiago, l'île principale du Cap-Vert, là-bas, nous avons retrouvé Maria, une cap-verdienne qui habite en France. Elle nous a rapporté une pièce de France avec laquelle on a eu plusieurs problèmes de livraison depuis notre départ. C’est un barbotin, la pièce du guindeau qui prend la chaîne lorsque l’on monte et descend l’ancre. L’ancienne était rongée par le temps, alors la chaîne sautait.


Maria (que l’on ne connaissait pas) ne voulait pas rentrer en France sans nous revoir pour non faire visiter son île. Le lendemain, on s'est rendu dans sa ville, à Somade, la deuxième plus grosse ville de l'île. Maria nous a amenés dans un petit village à côté parce qu’ils fêtaient la saint André qui est le nom de l’église du village.

On apprend qu’ils font la fête depuis une semaine. Maria ne pouvait pas marcher 10 mètres sans croiser quelqu’un qu’elle connaissait.

Elle habite en France depuis 30 ans mais revient au cap vert 2 fois par an. On a été invité 4 ou 5 fois à déjeuner par les habitants qui étaient très heureux de pouvoir montrer leur maison et faire goûter leur cuisine à des étrangers. Nous avons été magnifiquement reçus et avons pu gouter tous leurs plats de fête : riz, pomme de terre, manioc, haricot blanc avec de la viande, sans oublier bien sûr leur traditionnelle sauce….de sang de chèvre !

Nous avons vécu de très belles rencontres avec beaucoup de partage et de découverte de leur culture : au Cap Vert, les habitants placent les touristes avant eux dans leur vie quotidienne.


Après avoir mangé l’équivalent de 8 repas, nous sommes partis visiter Somade mais surtout l’une des plus grosses écoles du Cap-Vert. Nous avons interviewé le directeur et des élèves, puis nous sommes passés dans plusieurs classes, les élèves étaient contents de nous voir et se sont amusés à parler devant notre caméra.

Pour finir cette journée, Maria nous a invité chez sa sœur pour le “goûter” (il était 18h), encore un prétexte pour manger. Moi qui prends normalement juste 2 gâteaux princes et une tartine de Nutella, je me retrouve devant 3 gros gâteaux, des blocs de couscous à tremper dans son café ou thé, et plusieurs petites spécialités du Cap-Vert.


(réservoir d'eau pour irriguer les plantations)


Ça y est, il était l’heure de quitter Maria et de rentrer à notre bateau, au Cap-Vert pour se déplacer, il faut prendre des COLECTIVOS et ça porte bien son nom.

C’est un petit van prévu pour 10 personne à première vue, mais qui peut finalement en accueillir 19 ;), et il ne part qu’une fois plein, il nous est déjà arrivé d’attendre 1h45 en plein soleil avant de pouvoir partir. Et quand il n’y a plus de place, il y en a encore, et des personnes viennent s'asseoir sur vos genoux avec des seaux et des sacs de course.

 

Le lendemain, j’ai fait une session de Wing foil avec Clément, avant de partir pour Santa Lucia, une île déserte ou seul une poignée de pêcheurs vivent dans des cabanes ou des tentes.

En se baladant sur l'île avec Clément, on a eu l’occasion de les aider à remonter une de leur barque sur la plage, en remerciement ils nous ont offert 2 poissons !



Quelques jours plus tard, on est allé visiter l'île de Santo Antao. Nous sommes restés seulement 24h, mais c’étaient les plus beaux paysages du Cap-Vert !

Cratères de volcan, falaises, vallées, le tout avec une grande densité de verdure. Il y a une grande différence de climat entre les villes en bord de mer et les villes en altitude, il peut y avoir plusieurs dizaines de degrés d’écart et des paysages totalement différents.



Aujourd’hui, on est à Mindelo, sur l'île de Sao Vincente pour préparer le bateau. On va partir autour du 15 décembre, et le transatlantique va durer entre 2 et 3 semaines.




Depuis 2 jours il y a beaucoup de brouillard, c’est du sable du Sahara. Ici, on appelle ça la brune de Noël, cet événement arrive chaque année à la même période. Certaines parties du bateau sont recouverte d’une couche de sable jaune.

 



OUI, on va fêter Noël en mer, celui-là on s’en rappellera, on prépare déjà notre sapin pour se mettre dans l’ambiance.


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