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Est-ce que l'on serait pas mieux à terre?

Hello à tous et toutes!

Je (Francesco) vais vous raconter la suite de notre aventure entre Madère et les Canaries. Vous pensez que l’on va devoir ressortir le bateau aux Canaries ??



Lundi 30 octobre, midi

Ça y est ! Après notre petite rencontre avec la baleine qui nous a coûté un safran, on repart de Madère, plus motivé que jamais à affronter l’Atlantique. C’est la tête pleine des paysages verdoyants de cette île magnifique que nous remontons notre mouillage. Et c’est parti pour 2 jours de navigation direction Lanzarote ! Le vent est avec nous, au portant (vent venant de l’arrière du bateau), il nous pousse vivement vers les îles espagnoles. La mer, bien formée, nous brasse pas mal l’estomac ! Le bateau avance bien à cette allure, mais la houle de 2 à 3 mètres le fait beaucoup rouler ! Il faut croire qu’avec 2 semaines à terre, on avait plus trop l’habitude du roulis. Au large de Madère, on reprend nos habitudes de quarts, c’est fatigué par la reprise de rythme un peu brutale que l’on se couche sans trop d’envie d’avaler un dîner. La nuit a été bien trempée, la pluie s’est jointe à la fête, les conditions ne sont pas des plus reposantes, mais on est trop content d’avancer si vite, on garde le sourire, on sait que ça devrait être plus sympa le lendemain.



Mardi 31 octobre

La météo n’avait donc pas menti, je me lève en fin de matinée sous un grand soleil, que c’est bon de se réveiller et d’être en t-shirt dehors. On pense fort à vous en cette période de tempête ! Qui dit soleil dit atelier séchage, ni une ni deux, on transforme le bateau en étendoir géant pour nos habits de pluie. Un bon repas préparé avec soin par Clément pour requinquer l’équipage, une petite sieste pour remettre tout le monde d’aplomb après une nuit agitée. La journée se clôture par un doux couché de soleil sur l’horizon. Le bateau file vers Lanzarote, Five doit être aussi pressé que nous d’arriver.



Mercredi 1er novembre

8h du matin, je me réveille en entendant Clément et Stan manœuvrer sur le pont. Le vent a baissé un peu, les conditions sont parfaites pour hisser le spi. Le bateau est de suite plus stable sur l’eau, tracté par ce gros ballon aux couleurs de la Jamaïque. Midi, on aperçoit Lanzarote au loin, je suis frappé par l’aspect désertique de l’île. Il n’y a rien qui pousse ! Seulement deux ou trois villages plantés au milieu d’une plaine au milieu des paysages volcaniques. On continue notre route le long de l’île direction Playa Blanca tout au sud.



À 15h30, on arrive en face du port de Playa Blanca. Alors comment décrire l’endroit, c’est simple, tout est dans le nom, tout est blanc, la moindre habitation, commerce, tout est blanc. Depuis la mer, la ville nous paraît très touristique et très fraîchement bâtie, je ne suis honnêtement pas convaincu de l’authenticité de l’endroit.


À 16h, on arrive au ponton d’accueil de

la marina, on est très bien accueilli, un gars du port nous aide à nous amarrer. Je file en direction du bureau du port pour la paperasse obligatoire à chaque arrivée. À chaque arrivée, il faut obligatoirement déclarer le bateau, l’équipage à la police. En gros, c’est leur dire coucou on est 4 jeunes sur un bateau mais promis on ne vient pas faire de bêtise dans votre pays. Le port n’avait plus de place pour nous, on sera donc devant la capitainerie avec les plus gros bestiaux de la capitainerie. Ah si, si, si, Five peut paraître tout petit à côté des mastodontes qu’il y avait. Voici par exemple un cata, où le pont était à 2 Stan et demi de l’eau :


Malgré le côté très touristique de l’endroit, l’ambiance est cool, on s’est fait un petit restau un peu plus local pour fêter notre arrivée, une bonne douche et au dodo.










Jeudi 2 novembre

On dort tous comme des bébés jusqu’à 11h, une bonne nuit bien reposante pour tout l’équipage. On décide de ranger et réparer deux/trois trucs sur le bateau. Parce que Five accueille aujourd’hui des invités de marque, les parents de Clément sont venus nous faire un coucou pendant les vacances de la Toussaint.


Ça fait plaisir de recevoir quelques nouvelles de Bordeaux, de retrouver des têtes connues. On finit la journée par bricoler encore un peu sur le bateau pour être tranquille demain.


Vendredi 3 novembre

Journée visite pour l’équipe ! On

s’aventure dans les terres de Lanzarote pour découvrir ses paysages si atypiques. Pour resituer géographiquement Lanzarote, nous sommes à 100 km à l’ouest du Sahara, donc autant dire que ça chauffe pas mal dans le coin.

De plus, contrairement à Madère, l’île est très plate, donc balayée par les vents avec que très peu de précipitation. L’archipel des Canaries est très volcanique, on a pu observer des gros cratères avec des coulées de lave le long des routes. La roche est coupante et très légère, on se croirait vraiment dans Star Wars c’est fou.




Bon, j’ai été médisant, il y a bien de la végétation qui pousse, la roche volcanique contient beaucoup de sédiment, ce qui rend le sol extrêmement fertile. Ils font pousser de la vigne, pour protéger les pieds de vignes du vent, ils les enterrent à moitié et érigent une barrière de cailloux du côté où le vent souffle. Et ils construisent ces petits murets pour chaque pied ! C’est un travail titanesque et laborieux, franchement fortiches les vignerons de Lanzarote. On a profité de la cave du vignoble pour faire notre assemblée générale de l’association





Après une bonne journée de balade sous un soleil de plomb, quoi de mieux qu’une bonne baignade pour se rafraîchir, direction le sud-est de l’île pour un petit plouf sur une plage de sable fin. On sort palmes, masques, tubas pour explorer la faune locale. J’ai vu mes premiers poissons aux couleurs tout droit sortis d’Avatar, des poissons bleu électrique se baladaient entre les rochers comme si de rien n’était, pas vraiment étonné qu’un nageur avec des palmes et un masque les regarde avec des yeux ronds d’étonnement.

Pas en reste des découvertes locales, ce soir c’est tapas pour continuer à s’imprégner de la culture canarienne.


Samedi 4 novembre

Journée un peu moins drôle, on a passé notre temps à bricoler le bateau pour repartir avec un bateau nickel à l’assaut des autres îles canariennes. Clément et Martin se sont occupés de l’étanchéité de nos hublots pour passer des nuits plus au sec (et ça marche, bien joué les gars !). Avec Stan, on s’est occupé de notre bonne vieille trinquette qui nous jouait des tours. À cause de la tempête Cieran qui a fait des ravages en France, une grosse houle du nord descendait vers les Canaries, on avait donc deux choix : soit rester 4 jours de plus à Lanzarote, soit faire halte à Las Palmas de Gran Canaria dans un mouillage bien protégé (fait rare aux Canaries).











Dimanche 5 novembre

La décision était simple, on avait trop hâte de découvrir autre chose, on largue les amarres à midi pour une navigation de 100 miles plein ouest direction Las Palmas. Le vent est avec nous, la mer est formée mais pas encore méchante. Un peu de pluie en fin d’après-midi mais rien de bi